Un peu d’histoire

 

 

 

Notre premier ancêtre connu se dénommait Rugdunum Dubix, contemporain de Vercingetorix , il habitait la vallée de l’Epte, non loin de La Roche Guyon, dans un village aujourd’hui disparu, sur le site de Pont-ru . Il exerçait le métier de tailleur de menhirs ( aucune accointance avec un de ses confrères très célèbre ), l’érection de la flèche de Bray et Lu serait l’une de ses œuvres. Sa nombreuse descendance , on lui attribue dix sept fils et trois filles, essaima dans toute la région et s’établit dans les villages environnants ( voir Lieux d’expansions ) : Chaussy, Villers en Arthies, Amenucourt, Seraincourt et Gadancourt. Au fil des ans , le patronyme devint Duboic, Dubol , pour sacrifier à la mode une branche adopta même Dubostum, puis Duboc et Dubos , en Normandie toute proche des orgueilleux adoptèrent la particule et s’appelèrent Du Bos.

 

Du travail de la pierre , nos ancêtres , toujours au courant des dernières techniques , passèrent à la confection d’outils et d’armes en bronze, puis au travail du fer, d’ou la collection récente et actuelle des descendants ayant adopté des professions tournant autour de la mécanique . Certains même allient le travail de la pierre et du fer, construisent leur maison eux-mêmes et érigent des arcs plein cintre, soudent des culs de lessiveuse , deviennent artilleurs ou ingénieurs.

 

 

Tous ces individus ont quelques caractéristiques communes : une certaine tendance à la grogne perpétuelle qui peut conduire à l’indiscipline , mais ils savent suffisamment se contrôler pour se faire accepter de leur entourage et même être de bons serviteurs de la nation, au fil des âges on retrouve un Dubix à Alésia (chut, il ne faut pas le dire, c’est une défaite ) ; un Dubox aurait forgé l’épée de Roland ; un Duboc aurait ferré le cheval de Philippe Auguste à Bouvines ; un dissident mal embouché, dénommé Dubouic aurait forgé et construit les célèbres « fillettes », cages de fer ou Louis XI réservait des villégiatures à ses amis ; un gugus  appelé Dubol, ferrailleur invétéré aurait été le compagnon et le dernier rempart du Chevalier Bayard ; un émule du précédent, mousquetaire de métier , Dubos dit « Le Magnifique » aurait servi Louis XIII aux cotés du  Chevalier Portos . Puis arrivent les temps modernes et l’épopée D’Alexandre Zacharie Dubost ( 1893-1918 ) , héros des Dardanelles et mort aux Champs d’Honneur lors de la Grande Guerre .

 

 

Une deuxième constante semble attirer les héritiers mâles de la lignée : l’attirance pour les arts de la table, soit par pur goût de la cuisine et le plaisir de régaler leurs semblables, soit par le simple goût de bien manger de bonnes choses.A Alesia , Dubix était toujours le premier pour construire un beau feu de camp et faire cuire des méchouis ; Dubox aurait imaginé les tourne-broches en fer forgé ; Duboc aurait inventé le bifteck de cheval après la tuerie chevaline de Bouvines ;  Duboic , toujours aussi félon grillait des harengs piqués au bout de sa hallebarde en les mettant sous l’huile bouillante déversée sur les assaillants de chateaux-forts ; le plus célèbre fut Dubos « le Magnifique », organisateur des agapes des « Trois mousquetaires », il tint même boutique de rôtisseur rue Quincampoix, prés du gaufrier dénommé Cyrano ; sous la révolution un milicien appelé Dubospierre inventa la brioche »royale » , en forme de la coiffure de Marie-Antoinette ; un autre,agité et furibond, Dubostic, soldat de Bugeaud, s’ennuyant près d’un feu de bivouac, eut l’idée d’utiliser sa baîonnette pour faire griller des rognons demouton, ce fut l’origine des kébabs ; sous le second empire, un artilleur , Boucdub , confectionna les premières sucettes en forme de barbichette ; plus près de nous, citons Barthélémy Dubost, dit le « Pépére Chef », qui officiait avec son épouse Victorine, son équipe et ses recettes bourgeoises, pour des noces et des banquets, de Hardricourt à Flins, des Mureaux à Poissy et de Meulan à Magny en Vexin. Plus proches de nous, son fils Raymond et son petit fils René n’étaient pas manchots derrière leurs fourneaux, et savaient confectionner pour tous les jours et pour les jours de fêtes , des repas dignes des grand gourmets.

 

 

Aujourd’hui encore, la plupart des Dubost , aimant voir devant eux une assiette agréablement garnie et douce aux narines, puis aux papilles, n’hésitent pas à mettre le tablier et à confectionner en moins de deux un petit plat mijoté ou un bon gâteau moelleux. Pour le bien être de l’humanité et la joie de vivre des êtres humains, il est à souhaiter que la tradition se perpétue pour les siècles des siècles.